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Mobilisation étudiante contre la hausse des taxes d’études

Rejoins nous à Berne, mercredi 1er octobre à 17h !

🪧 Retrouve nous sous la bâche AGEPoly. 

⌚️ Rendez-vous au métro de l’EPFL à 14h40. 

🚂 Train de 15h08, Voie 3 à Renens Gare.

Depuis 2003, la Suisse possède un frein à l’endettement qui a pour but de garantir des finances publiques saines. Pendant le COVID, la Suisse s’est endettée exceptionnellement pour pouvoir assurer la tenue du pays et des services. Ainsi, le Conseil Fédéral a mandaté des expert·e·s pour rédiger un rapport de recommandations afin de réduire la dette Suisse, le but étant de réduire les dépenses fédérales de 4 à 5 milliards de francs. Le rapport Gaillard propose des coupes budgétaires tant sur les dépenses liées que non liées et fait donc l’objet de grands débats parlementaires. 

Les types de dépenses fédérales en Suisse

Dépenses liées : Elles sont fixées par une loi ou même la Constitution, ne permettant pas à la Confédération ou les cantons de décider de les baisser à court terme. 

Les dépenses non liées : Elles sont dites à “flexibilité budgétaire”, donc le Parlement ou le gouvernement peut les ajuster plus librement d’une année sur l’autre selon les priorités. Ces postes de dépense sont: la formation et la recherche, l’armée, l’agriculture et la coopération internationale.

(Le budget de l’armée a été augmenté et les agriculteur·rice·s ont un lobby bien plus fort que le nôtre au Parlement, on te laisse calculer qui prend cher 😉 )

« Le groupe d’experts voit dans les hautes écoles un potentiel pour renforcer le financement par les utilisateurs, par exemple au moyen du doublement des taxes d’études pour les étudiants indigènes ou d’un quadruplement pour les étudiants étrangers. Il recommande de réduire les contributions aux EPF ainsi que les contributions de bases aux hautes écoles cantonales en fonction des revenus supplémentaires réalisables par cette mesure.« 

 – Extrait du Rapport “Réexamen 2024 des tâches et des subventions” dit Rapport Gaillard, page 43

Pourquoi s’opposer à ces mesures ?

  1. Filtre social
    Les étudiant·e·s doivent avoir un accès équitable aux études peu importe leur origine sociale. L’égalité des chances et l’inclusivité sont menacées par ces mesures d’austérité puisque les personnes avec des revenus plus modestes ne pourront plus accéder à l’université. 25% des étudiant·e·s de l’EPFL disent travailler pour financer leurs études, ce qui est énorme en plus des 60h de travail pour les cours. Ces mesures risquent de précariser d’autant plus les étudiant·e·s, classe sociale déjà en difficulté financière. 
  2. Ne nous comparons pas aux modèles anglo-saxons ! 
    Ce n’est pas normal de s’endetter sur des dizaines d’années pour pouvoir faire ses études ! Dans certains pays, il est commun de payer plusieurs dizaines de milliers de francs pour poursuivre des études supérieures. Ainsi, une partie très privilégiée de la société ne peut s’engager dans cette voie. Ce ne sont pas nos valeurs ! Inspirons-nous plutôt de nos voisins européens comme l’Allemagne ou les pays scandinaves où les études sont presque gratuites. 
  3. Changement de paradigme
    Les étudiant·e·s sont vu·e·s comme des utilisateur·rice·s des universités et non comme des personnes faisant vivre la société et l’améliorant. Nous déplorons cette réticence grandissante au monde universitaire. L’éducation est le fondement d’une société forte et durable. 

Tu n’es pas d’accord avec ces mesures ? Nous non plus ! 

Allons manifester ensemble ! Le mercredi 1er octobre à Berne, l’Union Nationale des Étudiant·e·s de Suisse (UNES) organise une grande mobilisation sur la Place Fédérale. Allons-y ensemble: RDV à 14h40 au métro EPFL. Nous prendrons le train de 15h08, Voie 3, à Renens Gare !

Que font les autres universités ?

Si tu souhaites te renseigner davantage sur la mobilisation : La formation ne doit pas être un luxe – les étudiant-e-s se rassemblent à Berne | VSS UNES USU

Si tu souhaites participer à des événements liés, check out le programme d’activités organisées à l’UNIL par la FAE : Mobilisations contre la hausse des taxes et les coupes dans la recherche – FAE

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