Janvier 2026
Notre voix fonctionne ! Le Conseil des Etats décide de réduire de moitié (en moyenne) les coupures budgétaires qui étaient prévues pour le domaine FRI. Le Domaine des EPF, par exemple, passe de coupures de -78 millions à -11 millions de CHF [Décision du Conseil des États du 17 et 18 décembre 2025, page 6], ce qui est une nette diminution.
Cependant, d’autres organisations restent fortement affectées, entre autres, le Fonds National Suisse qui soutient la recherche en Suisse. Ceci aura probablement un impact dévastateur sur les laboratoires, notamment sur le nombre d’étudiant·e·s PhD, ce qui pourrait diminuer drastiquement le taux d’encadrement pour les étudiant·e·s qui souhaitent faire des projets en labo. Ceci est très inquiétant puisque la formation d’ingénieur·e passe avant tout par la pratique.
Les autres universités, dont le financement dépend des cantons, risquent de voir leurs taxes augmenter, alors que celles des EPF l’ont déjà fait. De ce fait, nous devrions être à l’abris d’une nouvelle augmentation, dans un futur proche, mais nous restons vigilant·e·s d’ici à une future révision de la LEX des EPF (chaque 5 ans), et aux accords avec l’Union Européenne (qui seront discutés en 2028 à priori).
L’UNES continue de lobby au Parlement, contre les coupures et contre les augmentations des taxes d’études. Nous sommes ravi·e·s d’avoir rejoint l’UNES en ces périodes difficiles afin de militer, pour préserver au maximum les intérêts estudiantins à Berne – ce qui est fait avec un succès partiel.
Il faut donc continuer de s’opposer à ces coupures budgétaires et aux nouveaux budgets proposés par le Parlement pour 2027. Les coupures prévues sont nocives pour le monde de la recherche et de la formation : elles affecteraient la position de la Suisse dans l’innovation mondiale, et mettraient en péril nos études, en favorisant les plus aisé·e·s et en réduisant la qualité de l’apprentissage.
Plus largement, dans un monde en changement, où l’objectivité des faits est remplacée par la subjectivité de la perspective, investir dans la science et la vérité scientifique semble plus important que jamais.
1er Octobre 2025
L’AGEPoly encourage les étudiant·e·s de l’EPFL à se mobiliser et rejoindre la manifestation organisée par l’UNES à Berne contre l’augmentation des taxes d’études et contre les coupures budgétaires. Le but est de montrer que les étudiant·e·s s’opposent en masse aux coupures budgétaires proposées par le Rapport Gaillard et nous espérons qu’elle puisse venir à une réduction de l’ampleur des coupes.
Les revendications sont claires:
- Il ne doit y avoir aucune économie dans l’éducation.
- Il ne faut pas économiser sur le dos des étudiant·e·s, qui sont déjà une communauté précarisée.
6000 personnes se sont mobilisées à Berne ce jour-là et une pétition avec 37 000 signatures a été remise aux autorités. C’est un succès pour l’UNES qui se lance pour la première fois dans une action militante, il faudra voir le réel impact de celle-ci.
Pour en savoir plus, consulte cette page : https://agepoly.ch/2025/09/19/mobilisation-etudiante-contre-la-hausse-des-taxes-detudes/
Septembre 2025
L’AGEPoly avait quitté l’UNES en 2014 parce qu’elle avait de la peine à évaluer l’impact de celle-ci. En 2025, le contexte politique d’austérité envers le monde de la formation et l’augmentation des taxes d’études amène l’AGEPoly à se rapprocher de l’UNES. Ces temps difficiles amènent les étudiant·e·s à se rapprocher et à travailler ensemble. De plus, l’AGEPoly a pu travailler main dans la main avec l’UNES pour ses visites au Parlement qui, nous sommes convaincu·e·s, ont pu aider et nous faire entendre.
Ainsi l’AGEPoly a rejoint l’UNES pour une durée de 3 ans, avec des frais réduits de moitié et co-financés par le VSETH et le CEPF.
Le contexte politique est d’autant plus tendu depuis Septembre 2024, le Conseil Fédéral a approuvé un rapport d’experts, dit Rapport Gaillard, pour diminuer l’endettement de la Confédération. Celui ci propose de nombreuses mesures, dont des coupes d’ampleur dans le domaine de la Formation Recherche et Innovation et surtout propose aux universités de compenser celà en augmentant les taxes d’études des étudiant·e·s, doubler pour les suisse·sse·s et quadrupler pour les étanger·ère·s. Certaines universités suisses appliquent cette recommandation avant même que le rapport ne soit approuvé.
Mai 2025
L’AGEPoly rencontre le SAE pour affiner les critères de la bourse de transition garantissant aux étudiant·e·s déjà à l’EPFL de financer leurs études. Il en sort une proposition qui se base sur une comparaison des salaires des parents (si c’est eux·elles qui financent les études) par rapport au salaire moyen du pays d’origine et sur le nombre de frères et sœurs en études. Pas de solution est trouvée à ce jour pour les étudiant·e·s qui ne seraient pas déjà à l’EPFL, en raison de la loi sur l’immigration. Effectivement, il n’est pas possible d’aider une personne financièrement pour qu’elle rentre en Suisse. Pour venir en Suisse cette personne doit pouvoir prouver qu’elle a les moyens de le faire, sans aide. Ainsi, une bourse qui aide des étudiant·e·s étranger·ère·s à venir en Suisse alors qu’ils n’en ont pas les moyens au départ irait contre ce principe. Cependant, l’AGEPoly remet ceci en question puisque des bourses existent pour des étudiant·e·s en Master qui viennent de l’étranger. Pourquoi pas Bachelor ?!
Début 2025
L’AGEPoly se concentre sur la mise en place de bourses d’études pour que les personnes déjà présentes puissent rester à l’EPFL et continuer leurs études. En parallèle, des recherches commencent pour la mise en place de bourses d’études permettant à de nouvelles personnes de venir étudier à l’EPFL. Effectivement l’AGEPoly est inquiète que notre communauté ne perde en diversité puisque des taxes d’études aussi élevées pourraient être un frein à venir à l’EPFL.
6 Décembre 2024
Le retour de la consultation du CEPF arrive avec effroi. Le CEPF décide d’augmenter les taxes d’études pour les étudiant·e·s étranger·ère·s passant de Bachelor à Master, malgré des arguments amenés non seulement par les associations représentant les étudiant·e·s de l’ETHZ et de l’EPFL, mais aussi les deux Assemblées d’École et la direction de l’EPFL. Le CEPF joue à nouveau avec les étudiant·e·s pour essayer de se sauver politiquement, alors que ceci s’est déjà prouvé inutile précédemment.
Le CEPF est en déconnexion totale avec l’EPFL et l’ETHZ alors que c’est l’instance censée nous représenter au Parlement.
L’AGEPoly s’exprime à ce propos sur ses réseaux sociaux mais aussi au 19h30 de la RTS et dans le journal Lausanne Cités.
Suite à celà, l’AGEPoly continue de se concentrer sur les bourses d’études pour les personnes présentes et les personnes qui ne pourraient plus venir à cause de taxes d’études trop élevées.
Novembre 2024
Une consultation du CEPF a lieu [LIEN DE LA PAGE DE L’AE] pour la LEX de la mise en application de l’augmentation des taxes d’études, notamment qui va y être soumis. L’AGEPoly demande qu’il n’y ait pas d’augmentation pour les personnes déjà présentes à l’EPFL: ni entre le CMS et le Bachelor, ni entre le Bachelor et le Master. Le CEPF propose une loi avec des augmentations qui épargne les personnes au sein d’un cursus (CMS, Bachelor, Master) mais demande une augmentation pour les personnes changeant de cursus et une indexation des taxes d’études sur l’inflation. L’AGEPoly, l’Assemblée d’Ecole et l’EPFL ainsi que les entités représentantes de l’ETHZ demandent des mesures de transition puisqu’un cursus à l’EPFL commence au Bachelor voire au CMS et finit au Master, et non à la fin du Bachelor ou à la fin du CMS. L’AGEPoly essaye de se coordonner avec d’autres associations et personnes de la direction pour montrer une face unie.
L’AGEPoly essaye aussi de faire ce qu’elle sait faire de mieux, lobby. Avec le VSETH nous avons demandé une rencontre à chaque membre externe du CEPF, qui ont tous·tes refusé ou simplement ghosté. Ceci est déplorable de la part du Conseil qui est censé représenter et prendre des décisions pour le Domaine des EPF. Le VSETH et l’AGEPoly écrivent une lettre au CEPF qui leur est distribuée lors de la séance du conseil, grâce à la déléguée des Assemblées d’École de l’EPFL et de l’ETHZ.
12.09.2024
Le CEPF a voulu jouer et s’est loupé ! Il pensait qu’augmenter les taxes d’études lui-même, avant que le Parlement ne le fasse suffirait pour que la loi sur les EPF ne soit pas modifiée par le Parlement. Cependant, il a eu tort !
Le Conseil des Etats accepte la “minorité 1” avec une écrasante majorité pour changer la loi sur les EPF. Le changement indique que les taxes des étudiant·e·s étranger·ère·s doivent être au moins 3 fois plus élevées que les taxes des étudiant·e·s suisses. Avant, elle indiquait qu’elle pouvait être jusqu’à trois fois supérieures.
Il y avait une proposition de garder une valeur maximale, un cap maximum au-dessus duquel il ne serait pas possible d’augmenter les taxes d’études des étudiant·e·s étranger·ère·s. Cependant cette proposition n’a pas été acceptée à une voix près.
Nous sommes donc à peu près dans la pire situation possible.
La réflexion maintenant va se mener sur les personnes touchées par l’augmentation des taxes et sur les mesures transitoires qui seront appliquées pour les personnes déjà présentes.
10.09.2024
L’AGEPoly s’est rendue au Parlement une deuxième fois, avec le VSETH et l’UNES, pour essayer d’influencer le vote du Conseil des États du 12 Septembre. La stratégie choisie est celle d’opter pour un doublement, au lieu d’un triplement et d’insister pour mettre un cap à l’augmentation pour les étudiant·e·s étranger·ère·s, par exemple à 5 fois le maximum.
Cette proposition de hauteur maximale de l’augmentation a convaincu certain·e·s parlementaires. Cette proposition est une sécurité que le CEPF (Conseil des EPF) ne peut pas augmenter les taxes des étudiant·e·s étranger·ère·s infiniment, par exemple, 20 fois s’il le souhaite. Cette fois-ci les discussions sont moins concluantes, il est clair que le CEPF s’est tiré une balle dans le pied. Nous rentrons en ayant défendu nos points, mais le cœur lourd puisque le destin semble inéluctable.
12.08.2024
Suite à la décision du Parlement du triplement des taxes d’études des étudiant·e·s étranger·ère·s malgré le lobbying de l’AGEPoly et du VSETH, le Conseil des EPF (CEPF) a décidé de son implémentation ainsi que des mesures transitoires, en tenant peu compte des demandes estudiantines.
Les étudiant·e·s détenant la citoyenneté suisse ne sont pas affecté·e·s. Ce qui suit ne concerne que les étudiant·e·s étranger·ère·s, la notion d’étranger·ère sera précisée dans le prochain paragraphe. Concernant les mesures transitoires :
- Les étudiant·e·s actuellement en CMS ou Bachelor ne verront pas leurs taxes d’études tripler avant la fin de leur Bachelor à l’EPFL. Par contre, elles tripleront une fois qu’iels arriveront en master. Ceci inclut celleux rentrant en Master dès septembre 2025.
- Les étudiant·e·s actuellement en Master ne verront pas leurs taxes d’études tripler, idem pour les étudiant·e·s entrant en Master conditionnel au début du prochain semestre (printemps 2025).
La notion d’étudiant·e étranger·ère est difficile à définir. Ne sont pas considéré·e·s comme étudiant·e·s étranger·ère·s dans ce cadre celleux qui remplissent au moins une des conditions suivantes : (attention : informations en cours de vérification par des juristes)
- Détenir la nationalité suisse.
- Élire domicile en Suisse au moment de l’obtention du certificat donnant droit à l’admission à l’EPFL.
- Les étudiant·e·s provenant des pays membres de l’UE ne verseront pas de taxes d’études plus élevées lorsqu’iels peuvent prouver qu’iels sont titulaires d’un droit de séjour en Suisse en qualité de travailleur·se salarié·e, d’indépendant·e ou de membre de la famille d’une personne qui exerce son droit à la libre circulation en Suisse. Cependant, une activité marginale ou une activité accessoire en tant qu’étudiant·e (comme un poste d’assitant·e étudiant·e) ne suffit pas pour donner droit au statut de travailleur·se et être de ce fait exempté·e du versement de taxes d’études plus élevées.
Outre le triplement des taxes d’études pour les étudiant·e·s étranger·ère·s, le CEPF a aussi décidé d’indexer les taxes d’études (de tout le monde) à l’indice suisse des prix à la consommation, les réévaluant tous les quatre ans.
L’AGEPoly déplore la déconnexion totale du CEPF avec les 2 EPF, qui a refusé la quasi-intégralité des mesures transitoires demandées par l’AGEPoly et le VSETH, dont notamment la principale : pas de triplement des taxes d’études pour les étudiant·e·s actuellement en Bachelor et passant en Master. En somme, on s’est bien fait niquer !
Si tu as d’autres questions, n’hésite pas à les poser au Guichet étudiant·e·s.
20.07.2024
Lors de la visite du Palais Fédéral à Berne, l’AGEPoly a rencontré une quinzaine de parlementaires. C’était manifestement fructueux : la CSEC du Conseil des États (CSEC-CE) a voté pour un doublement au lieu du triplement. Ainsi, si le Conseil des États venait à voter le doublement plutôt que le triplement des taxes d’études étrangères lors de la commission parlementaire de septembre, la balle reviendrait dans le camp du Conseil National. Ceci permet de gagner du temps, pour potentiellement baisser encore voire annuler l’augmentation proposée.
Cependant, le Conseil des EPF a finalement décidé de débuter son retournement de veste lors de sa séance des 10 et 11 juillet derniers : il mettra le projet de triplement de taxes d’études en consultation pour décider début décembre de son application ou non, ainsi que celui de l’indexation du montant des taxes d’études à l’indice suisse du prix de la consommation. Les modalités exactes restent imprécises pour l’instant, en particulier la façon dont cette augmentation affectera les étudiant·e·s étranger·ère·s déjà à l’EPFL ou l’ETHZ, la phrase “Une réglementation transitoire permettra aux étudiantes et étudiants déjà immatriculés au sein d’une EPF de terminer leur bachelor ou leur master sans augmentation de taxes.” pouvant être lue de plusieurs façons différentes. Ceci sera clarifié à l’automne.
Il va sans dire que l’AGEPoly maintient une position fermement contre ce triplement décidé unilatéralement par le CEPF. Cette décision est basée sur des raisons purement politiques, le CEPF pariant sur nos taxes d’études pour garder son autonomie et éviter de se faire forcer la main par le Parlement. Or, nous, les étudiant·e·s, ne sommes pas les pions de la politique. Affaire à suivre donc !
03.06.2024
Le 8 mai 2024, la Commission des finances du Conseil national (CdF-N) a approuvé le train des mesures d’allègement du Conseil fédéral. Elle a proposé à la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) de définir dans la loi sur les EPF des taxes d’étude plus élevées pour les étudiant·e·s de nationalité étrangère. Le 17 mai, la CSEC-N a accepté cette proposition et décidé d’un triplement des taxes d’études. Le Conseil national l’a ensuite confirmée le mercredi 29 juin, par 134 voix contre 61.
Prochaine étape : le Conseil des États délibère en septembre sur (entre autres) cette proposition de triplement.
La position de l’AGEPoly est détaillée ici : https://agepoly.ch/position-augmentation-des-taxes-detude/. En bref, ni les étudiant·e·s, ni l’EPFL, ni la Suisse ne bénéficieraient d’une telle augmentation. Nous avons sondé par mail les étudiant·e·s mercredi dernier, ce qui suit une analyse préliminaire des résultats à ce jour.
Pour les données brutes, les méthodes d’analyse et plus de résultats, voir le Github repo suivant : https://github.com/Dicedead/atePollAnalysis
Nous avons obtenu 1251 réponses pour l’instant. L’échantillon n’est pas très éloigné de la population du campus en ce qui concerne les nationalités et les diplômes :
Il faut ici rappeler que le sondage n’avait pas de récompense à la clé, pour une raison on ne peut plus diplomatique : il nous est difficile de défendre un tel sondage auprès d’instances plus hautes avec un tirage au sort pour distribuer des bons à la fin, cela le dévaloriserait malheureusement. C’est dommage surtout quand nous nous rappelons qu’un biais causal indépendant du contenu du sondage poussant à y répondre est bénéfique pour la représentativité des réponses, en particulier pour un sujet sensible comme celui-ci.
Cependant, le volume assez large de réponses obtenues, 1251, nous conforte quant à la représentativité du sondage.
L’opinion globale quant à l’augmentation des taxes d’études proposée émanant du sondage est celle attendue :
La moyenne est à 0.747/4 (en effet les réponses de 1 à 5 ont été ramenées à l’intervalle [0,4] pour une interprétation plus aisée).]
En particulier, voici l’histogramme des opinions des 385 suisses quant à l’augmentation proposée :
Ici la moyenne est de 1.813/4. Le sujet est clairement clivant auprès des réponses de suisses. Il y a ici l’hypothèse que les suisses ne se sentant pas affecté·e·s par l’augmentation auraient eu une tendance moindre à répondre au sondage proposé.
Quant à l’opinion des personnes interrogées sans nationalité suisse :
L’opinion des personnes avec une nationalité européenne et sans nationalité européenne ne diffère guère vraiment.
Ensuite, concernant les conséquences, le sondage posait les 2 questions suivantes :
Pour ces 2 questions, ce sont les réponses des non-suisses qui sont montrées ici.
Les chiffres sont frappants : 54.9% des réponses de non suisses considérant ne pas venir à l’EPFL dans le cas d’un triplement, dont 22.7% qui ne viendraient pas du tout. 70.8% de la même population qui devrait travailler à côté des études, dont 20.7% qui le fait déjà. L’échantillon est certainement quelque peu biaisé par rapport à ces deux questions mais les résultats nous étonnent néanmoins. C’est une marque très sérieuse d’une certaine précarité estudiantine déjà existante.
Sobre analyse des commentaires textuels :
Certains commentaires demandent pourquoi l’AGEPoly a pris position avant ce sondage :
- En mars dernier, la question du triplement des taxes d’études était déjà venue, comme mentionné plus haut dans cet article. Le feedback de la part des délégations de classes ainsi que celui provenant du sondage effectué par la CERES où 81% des avis exprimés considéraient que le triplement aurait été une mauvaise mesure, contre 6% exprimés considérant qu’elle aurait été bonne. Nous avions alors une bonne mesure déjà de l’opinion estudiantine sur le sujet.
- La proposition de triplement des taxes d’études est tombée du jour au lendemain et peu de temps avant la session parlementaire où le Conseil national se positionne par rapport à la mesure, et nous devions réagir vite auprès de la presse et des parlementaires.
Ensuite, certains commentaires proposent des mesures alternatives :
- Une augmentation pour tout le monde, dans le but d’éviter un favoritisme helvétique.
- Une augmentation seulement pour les étudiant·e·s non-européen·ne·s, en vertu des traités de Lisbonne ainsi que des collaborations plus étroites entre établissements européens.
- Une augmentation plus faible qu’un triplement, pour apporter une partie du budget requis en mettant moins en péril les finances des étudiant·e·s.
- Une augmentation plus forte qu’un triplement, pour s’aligner avec au modèle anglo-saxon et en faisant en sorte que les étudiant·e·s étranger·ère·s paient effectivement leurs études à l’EPFL.
Une très vaste majorité des commentaires s’accorde à estimer l’augmentation des taxes proposées comme infondée et mal calculée, et mettant en péril des finances déjà précaires d’étudiant·e·s venant en Suisse où le coût de la vie est déjà élevé.
Pour la suite, nous irons discuter à Berne dans 2 semaines avec des membres du Conseil des Etats, notamment du milieu de l’échiquier politique, afin d’essayer de faire en sorte que le Conseil des Etats ne corrobore pas la décision du Conseil national d’appuyer le triplement lors de la prochaine session parlementaire, en septembre. Durant l’été, nous examinerons probablement plus en détail les réponses à ce sondage en fonction des besoins.
10.03.2024
Il y a quelques semaines, l’AGEPoly a appris la volonté du Conseil des EPF (CEPF), l’entité au-dessus des 2 EPF, d’essayer d’augmenter les taxes d’études pour les étudiant·e·s étranger·ère·s. L’augmentation proposée consistait à tripler la taxe pour toute personne étudiante non suisse. Cette demande n’émanait pas de la direction de l’EPFL ni de celle de l’ETHZ, les deux s’y opposaient fortement. L’AGEPoly était aussi contre ce triplement des taxes. Effectivement, ceci allait en contradiction avec les valeurs d’égalité de traitement et de diversité de notre école. Cette mesure n’aurait pas contribué à résoudre les problèmes budgétaires et logistiques que nous rencontrons actuellement à l’EPFL et n’aurait servi qu’à appliquer un filtre social sur les admissions à l’école, motivé par des raisons principalement politiques.
Ainsi, l’AGEPoly a travaillé main dans la main avec le VSETH (association générale des étudiant·e·s de l’ETHZ) pour produire une lettre au Conseil des EPF et des arguments contre cette mesure. De plus, nous avons pris contact et conseil de différentes entités internes et externes à l’EPFL ainsi que du CEPF de manière à essayer de freiner cette augmentation.
C’est pourquoi nous apprenons avec joie et soulagement que le 7 mars 2024 le CEPF a pris la décision de ne pas tripler les taxes d’études pour les personnes élisant domicile en Suisse pour leurs études. Plus d’infos ici : https://ethrat.ch/fr/les-coupes-prevues-dans-le-budget-du-domaine-des-epf-impactent-des-projets-dimportance-strategique/
L’info est aussi parue dans Le Temps : https://www.letemps.ch/suisse/a-l-epfl-les-etudiants-suisses-et-etrangers-auront-toujours-le-meme-tarif