25.09.2023

Aujourd’hui à l’EPFL il n’existe pas de possibilité de faire un examen en dehors de la session ordinaire fixée, avec ou sans raison médicale. Un·e étudiant·e absent·e à une épreuve doit attendre l’année suivante pour la faire. Ceci pose problème pour de nombreuses raisons et est souvent remonté par les représentant·e·s à la direction. Il y a aussi souvent des soucis du point de vue estudiantin concernant les consultations de copie (pas toujours de barème / énoncé, consultations à Neuchâtel, etc.), car l’article 15 de l’Ordonnance sur le contrôle des études, traitant des consultations, ne précise aucune règle. Ainsi nous avons décidé de travailler sur ces deux sujets en collaboration avec des professeurs et la direction. 

Concernant les examens différés :

Faire la différence entre examens différés et de rattrapage

Ce projet vise à permettre aux personnes qui n’ont pas pu se présenter à l’examen, avec un certificat médical ou une autre raison valable, de passer l’examen dans un laps de temps raisonnable. Donc toute personne ayant échoué un examen n’aurait pas la possibilité de participer à ces examens différés. 

Évolution du projet

Dans un premier temps, courant printemps 2023, nous avons organisé un groupe de travail avec deux professeurs et nous avons pu connaître leurs contraintes, exposer les notres et discuter avec le service juridique de l’EPFL. Ainsi, la première itération du projet consiste à proposer un examen différé juste avant ou durant la rentrée de février pour les examens en session d’hiver, et un examen différé avant la rentrée de septembre pour les examens en session d’été. Ces examens différés pourraient être proposés dans un format différent de l’examen initial.

Actuellement, le projet a encore a faire ses preuves juridiquement : le principe d’égalité des chances est remis en question par la possibilité de passer un examen différé. Affaire à suivre…

22.11.2023

Un nouveau groupe de travail a été lancé ce semestre avec davantage de profs afin de réfléchir à des problématiques d’implémentation plus menues et plus spécifiques à chaque année qui découleraient de l’instauration d’examens différés. Ce groupe de travail a aussi vocation à étudier la question des consultations, afin d’établir de nouvelles règles évitant des abus. Le but est de faire voter la Conférence des Directions de Sections sur les 2 projets présentés (examens différés et consultations) durant le semestre de printemps.

Le groupe s’est réuni deux fois jusqu’à maintenant.

La première réunion était dédiée aux examens différés. La nécessité de possibilité de changement de format a été réitérée par le corps enseignant : celui-ci estime que préparer un écrit est une charge de travail conséquente, ainsi le compromis de pouvoir faire passer un examen différé oral au lieu d’écrit a été trouvé. Il reste à vérifier si c’est légalement possible de changer de format, ce sur quoi le service juridique de l’EPFL n’a pas encore clairement statué. En outre, sur l’aspect de l’implémentation de tels examens différés, le groupe a trouvé que séparer la première année des autres serait judicieux : en première année, ne serait-ce qu’à cause du nombre de cas concernés (qui est élevé) entre autres raisons, il n’est pas souhaitable de faire passer des oraux à la place d’écrits, ainsi outre la conception du sujet il faudrait mettre en place la logistique pour pouvoir faire des examens différés. Concernant la date des examens différés : il a été convenu qu’ils doivent tomber plutôt tôt après l’examen initial, donc juste avant ou durant la première semaine de cours du semestre de printemps, pour un examen différé correspondant à un examen de la session d’hiver, et pour la session d’été ce serait à voir en fonction de l’année.

La seconde réunion se concentrait sur les consultations de copie. Globalement, les problématiques du côté estudiantin sont remontées : manque d’énoncé, de barème, de solution, consultations parfois hors du campus EPFL et à des heures ne convenant pas forcément aux étudiant·e·s, etc. Notons que l’accès à l’ensemble de ces documents est garanti à l’ETHZ, voir la directive en question. Les problématiques explicitement mentionnées ci-dessus ont été plutôt bien accueillies par les profs dans le groupe de travail. La discussion a plutôt tourné autour de deux points :

Responsables du projet 2022-2023 : Philippine Milward, Alexia Giroud Nyer, Nicola Spoletini, Jan Jakub Frybes, Salim Najib

Responsables du projet 2023-2024 : Alexia Giroud Nyer, Jan Jakub Frybes, Salim Najib